Mardi 21 septembre 2011, vers 6 heures du matin. Environs de Rambervillers (88).
Des fouillis de buissons et d'arbustes épineux autour d'une prairie fébrile. La pâleur gris-bleu d'un ciel en restauration après une nuit brumeuse. Et des cerfs électriques (Cervus elaphus) écumant, clamant et explosant.
Trois minutes et ving-sept secondes (sur une séquence totale de deux heures) d'un paysage étourdissant et indéchiffrable.
Trois minutes et vingt-sept secondes d'une nature puissamment investie par des animaux qui nous oublient ou qui nous ignorent. Pour un temps.

© Vincent Munier, tous droits réservés.





