Promeneurs écoutant
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Prises de sons et art sonore en lien avec la nature et l'environnement

Techniques d'approche et matériel

publié le 11 Avril 2011

“La nature doit avoir le dernier mot…”

 

Techniques d’approches (sur le terrain)

 

Je ne me considère pas comme un “chasseur de son”. J'adhère complètement à l'idée ardemment défendue par des photographes naturalistes tels que Michel et Vincent Munier : la nature seule doit décider, il ne faut rien lui forcer. Je ne fais pas partie des gens qui tenteraient tout et n'importe quoi pour ramener le son convoité… Le respect du milieu et de l'animal est pour moi essentiel, même si j'ai bien conscience que mes pérégrinations nocturnes ou matinales causent irrémédiablement des dérangements. J'essaie de faire en sorte que ces dérangements soient les plus courts et les plus supportables possibles.

 

Ma pratique de terrain est variable selon les sujets, les milieux, les opportunités et, bien entendu, les conditions météo. On peut grossièrement différencier trois techniques bien différentes : l'enregistrement en approche, l'enregistrement en affût et le piège à son.

 

L'enregistrement en approche. Il s'agit de rôder avec un enregistreur, des câbles et des micros (le plus souvent montés sur perche ou couplés avec une parabole), oreilles et bras tendus, dans l'espoir et l'attente de rencontrer des occasions favorables.

 

L’enregistrement en affût. Une approche classique : on se poste dans un lieu stratégique, on installe le matériel discrètement et on se fairt oublier… L’enregistrement est déclenché lorsqu’un événement intéressant se produit.

 

La technique du piège à son. Cette pratique consiste à déposer le matériel dans un lieu intéressant et à laisser tourner l'enregistreur jusqu'à épuisement de la bande ou de la batterie. Tout l'art de cette technique consiste alors à trouver le bon endroit, en repérant par exemple les indices d'activité animale : voies, coulées, restes alimentaires, crottes, pelotes de rejection, etc. La plupart du temps, ces prises de son ne donnent rien de passionnant. Mais de temps en temps, au beau milieu d'une plage de silence de 3 heures, et entre deux passages d'avion, la magie s'opère…

 

 

Matériel utilisé

 

Les enregistreurs et les préamplificateurs

 

Le principal défaut des petits enregistreurs numériques, tels que l’Edirol R9 ou le Zoom H2 concerne les préamplificateurs intégrés. De qualité suffisante pour réaliser de bonnes prises de sons en milieu urbain, par exemple, ils se révèlent beaucoup moins performants en pleine nature, surtout lorsqu’il s’agit de capter des événements sonores faibles. Cela se traduit inévitablement par un important « bruit de fond » (souffle), particulièrement gênant à l’écoute.


C’est pour cette raison que je me suis rapidement équipé d’un préamplificateur externe : le PSP3 d’Aeta audio. D’une qualité et d’une robustesse incroyables, ce petit bijou n’est malheureusement plus fabriqué de nos jours. D'autres modèles tout aussi performants lui ont tout de même succédé, tels que la Mixy.


En décembre 2007, je me suis décidé à abandonner les petits enregistreurs (type Edirol R-9) qui me posaient trop de soucis d’autonomie, de connectique et de durabilité pour travailler avec une des « Rolls-Royce » de la prise de son : le Nagra ares bb+, actuellement supplanté par le Nagra VI et le Nagra LB.

 


Les microphones

 

Mais il ne sert à rien d’acheter un bon préamplificateur, ou un bon enregistreur si d’un autre côté la qualité des micros utilisés ne suit pas.

Peu avant de recevoir mon PSP3, je me suis décidé à acquérir une Telinga Pro 6 (micro parabolique) ainsi qu’un couple de Sennheiser K6-P (corps d’alimentation) avec des têtes ME-64 (cardioïdes). Ces derniers m’ont donné pleine satisfaction dans la plupart des situations mais ont révélé leurs limites devant des sons ou des ambiances particulièrement ténues.


Quelques années plus tard, un couple de MKH-40 puis un couple de MKH-30/MKH-40 (stéréo MS) ont succédé au couple de K6/ME-64. Ces micros (la série des Sennheiser MKH), réputés pour leur qualité (bruit propre très faible et grande sensibilité), sont également appréciables pour leur fiabilité et leur résistance à l’humidité.

 

Vous pouvez également écouter sur ce site des prises réalisées avec des micros-cravates DPA 4060 (omnidirectionnels) et quelques séquences réalisées avec un couple d’hydrophones importé des USA (modèle H2-XLR, fabriqué et distribué par Aquarian Audio Products) ou l'hydrophone professionnel C55 de Cetean Research Technology.

 

En ce qui concerne enfin les bonnettes et suspensions pour micros, j'utilise principalement des modèles développés et commercialisés par Rycote et, depuis l'été 2012, un ensemble suspensions + bonnettes (plus onéreux mais nettement plus performant) proposé par Cinela.

 

Marc Namblard

Avril 2011

Page actualisée en Novembre 2012

 

1 commentaire
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Ciaglia Robert
24 Septembre 2011
Bonjour.
Maintes fois j'ai conçu des paraboles, ceci sans avoir les connaissances nécéssaires,ne sachant ou obtenir les caractéristiques déterminants leurs possibilités.

Mais voici que grace au net je découvre tout un monde de passionnés par le domaine qu'est la prise de sons.

Aussi, et ayant bien compris que celle-ci soit votre proféssion, puis-je me permettre de vous posez une question ?.

Cela conçerne la Parabole Télinga.

Connaissant son diamètre qui si je ne trompe pas doit etre de: 57cm ?. Pouriez vous s'il vous plait, me donner la profondeur de celle-ci, soit: La dimension: Bord jusqu'a son foyer.

Grace a cette dernière, il ne me restera qu'a trouver ou plaçer le Microphone... Ce qui ne sera pas le plus évident !!!.

Vous remerçiant pour votre attention.

Cordialement. Ciaglia Robert.




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